La Couturière Grand-Mère   Danielle Huard             Haute Couture
Des créations uniques
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Recyclage écologique, économique



Voilà la couturière d’expérience, aux idées innovatrices, la volubile et chaleureuse grandméroise Danielle Huard.


Voilà la couturière d’expérience, aux idées innovatrices, la volubile et chaleureuse grandméroise Danielle Huard.


Publié le 5 Août 2011 André Perreault

Les bals de finissants sont terminés. Nombreux sont les parents qui s’en réjouissent tout en admettant qu’il faut que jeunesse se passe.


On parle de finissants du secondaire alors qu’il faudrait reconnaître qu’ils sont davantage des débutants aux études supérieurs. À tort, on parle de fin alors


que l’on est arrivé nulle part sinon à un intéressant palier d’apprentissage, à une fascinante bouture de la connaissance qu’il faut absolument implanter


ailleurs.



Dans cet optique, les bals de finissants deviennent, hélas trop souvent, des occasions d’extravagances vestimentaires et comportementales très onéreuses


pour les parents. D’année en année, on veut faire mieux que les finissants qui nous ont précédés, on veut surprendre la galerie mais il faut aussi trouver les


moyens financiers de nos ambitions.


Vieux ciseaux et douce soie


Tous les grands couturiers admettent sans réserve que pour couper la fine et douce soie rien ne vaut une vieille paire de ciseau. La ravissante grandméroise


d’origine Danielle Huard qui aura bientôt trois fois vingt ans manie, tantôt à temps partiel, tantôt à temps plein, les ciseaux à coudre depuis plus de 42 ans.


C’est à 16 ans, au sous-sol de la résidence de ses parents qu’elle effectua ses premiers bords de robe et de pantalon. Elle confectionnait même des robes


de bal et de mariée pour ses amies proches. À la blague, elle dira: «Déjà avec passion, je me faisais les griffes».


Ses élans de couturière chevronnée seront entrecoupés par deux maternités, David et Isabelle, par des retours au travail comme cuisinière, barmaid et


contracteur en couture. Toujours, l’appel du métier de couturière de carrière viendra la hanter jusqu’à ce qu’elle accepte, en 1987, de se doter d’un atelier


de couture ayant pignon sur rue. D’abord locataire d’un immeuble en 1994, elle en deviendra propriétaire en 2002 pour s’établir définitivement au 840, de


la 6ième Avenue à Grand’Mère sous le vocable de La Couturière. Comme la Poune, sa clientèle l’aime et elle adore sa clientèle. C’est une belle relation de


respect, d’engagement et de satisfaction qui les unit.


Proposition de sagesse


Pour Danielle Huard, femme de séduction et de passion, de création et de fascination, de réalisation et d’innovation, la couture est toute sa vie. Son plus


récent accomplissement est la mise sur pied d’un service de rachat et de revente de robes de bal et de robes de mariée. «Il est malheureux, avouera-


t-elle, de voir de si belles confections ne servir qu’une fois quelques heures et de les voir se démoder dans une garde-robe. En évitant, les «snobinettes»,


ces robes dispendieuses que nous prenons en consignation, dont l’hygiène et les retouches leur confèrent un aspect neuf, sont revendues à moins de 50%


de leur prix d’origine», déclare la couturière aux doigts de fée.



Voilà une consommation responsable que les parents apprécient. C’est un recyclage écologique et économique avantageux pour toutes les bourses. Les


finissantes qui ont racheté ces robes à demi-prix, l’événement terminé, peuvent les revendre à nouveau. Ce qui fait que certaines sont contentes de s’en


débarrasser tandis que d’autres sont si heureuses de les acquérir.


De fil en aiguille, la couturière Danielle passe son temps libre à jardiner, à faire du vélo, à prendre de longues marches en compagnie de son chien


protecteur. En tout temps, elle s’évertue à ne vivre que le moment présent.